Que voir à Co’e Cuaddus: plage, falaises, Turri, Torre Canai et archéologie
Co’e Cuaddus (Coaquaddus) à Sant’Antioco: guide de la plage, des falaises, de Turri et des environs de Sant’Antioco
Co’e Cuaddus, également connue sous les noms de Coaquaddus ou Coecuaddus, est l’une des plages les plus caractéristiques de l’île de Sant’Antioco et l’un des meilleurs points de départ pour découvrir sa côte sud-orientale. La mer est certainement le premier élément qui attire l’attention, mais ce n’est pas le seul. Autour de la baie se succèdent des collines couvertes de maquis méditerranéen, des falaises d’origines géologiques différentes et un territoire riche en témoignages archéologiques.
La plage se trouve à environ dix kilomètres du centre habité de Sant’Antioco. Derrière elle, le terrain s’élève doucement vers les reliefs de l’intérieur des terres, parmi lesquels se distingue Serra is Tres Portus, une zone naturelle qui contribue à créer une continuité entre la mer, le maquis méditerranéen et le paysage vallonné.
Le nom lui-même raconte aussi quelque chose de la côte. Co’e Cuaddus signifie «queue de cheval» et est associé à la forme sinueuse du littoral, où les promontoires et les petites criques se succèdent en créant un profil irrégulier.
À quoi ressemble la plage de Co’e Cuaddus
La plage de Co’e Cuaddus est longue et sablonneuse et se divise visuellement en deux secteurs séparés par une grande formation rocheuse. Le rivage est principalement sombre, en raison de l’érosion des roches volcaniques présentes sur l’île. Ce contraste entre le sable, les minéraux sombres et l’eau transparente constitue l’une des caractéristiques les plus intéressantes de la baie.
La mer prend des teintes qui, selon les variations de la lumière, passent du bleu clair au turquoise et au vert. Les fonds marins sont principalement sablonneux et restent peu profonds sur plusieurs mètres à partir du rivage. C’est pourquoi Coaquaddus est également appréciée des familles avec enfants, tout en nécessitant toujours d’évaluer le vent, les vagues et les conditions de la mer avant d’entrer dans l’eau.
Pourquoi les falaises de Coaquaddus sont-elles particulières ?
Per vraiment comprendre Co’e Cuaddus, il faut également observer les roches qui entourent la plage.
Au nord, les falaises calcaires claires prédominent;tandis que vers le sud apparaissent des formations volcaniques plus sombres. Sur quelques kilomètres, la couleur de la roche change, la forme de la côte évolue et le caractère des petites criques se transforme progressivement.
C’est une petite leçon de géologie à ciel ouvert. Il n’est pas nécessaire de connaître la composition des roches pour constater la différence: il suffit de suivre la ligne de la côte. Les parois claires du secteur septentrional laissent progressivement place aux roches volcaniques, qui deviennent de plus en plus visibles en avançant vers Turri.
Ce passage peut être très bien observé depuis la mer. Une brève exploration en canoë ou avec une planche à pagaie permet de suivre la côte et de s’approcher des falaises tout en maintenant une distance de sécurité appropriée. Le snorkeling est également intéressant dans les secteurs rocheux, où les fonds marins deviennent plus variés que dans la partie centrale et sablonneuse de la baie.
Avant de s’éloigner du rivage, il est toujours nécessaire de vérifier le vent et les conditions de la mer et d’évaluer son propre niveau de préparation.
Un autre élément caractéristique est le panorama. En regardant à travers le golfe de Palmas, par temps particulièrement clair, le regard peut atteindre la côte opposée et les dunes de Porto Pino. Cette perspective permet de mieux comprendre la position de Co’e Cuaddus au sein du paysage marin plus vaste du Sulcis.
De Co’e Cuaddus à Turri et Torre Canai
En poursuivant vers le sud, le paysage de Coaquaddus mène vers Turri et Torre Canai. Il s’agit d’un passage court en distance, mais bien visible dans le paysage. La plage de sable laisse progressivement place à une côte rocheuse. Les formations volcaniques deviennent dominantes et, sur le promontoire, apparaît la silhouette de Torre Canai, tournée vers le golfe de Palmas.
La baie de Turri est une petite crique généralement caractérisée par des galets sombres. Elle n’a toutefois pas toujours le même aspect. Le mouvement de la mer et des sédiments peut modifier le rivage et, certaines saisons ou certaines années, faire apparaître des accumulations de sable plus clair. La plage devient ainsi un exemple facilement observable d’un environnement côtier en constante transformation.
Au-dessus de la côte se dresse Torre Canai, une tour historique de guet construite au XVIIIe siècle pour surveiller le golfe de Palmas. Le monument se trouve sur un promontoire où sont également présents les vestiges d’un ancien établissement nuragique. Au même endroit se superposent ainsi nature, archéologie et histoire de la défense côtière.
Depuis la zone de la tour, le panorama comprend une grande partie du golfe de Palmas et, au large, les îlots de la Vacca et du Toro.
Co’e Cuaddus et Turri racontent ainsi deux aspects différents d’une même côte: le premier est dominé par le vaste rivage sablonneux, les couleurs de la mer et les collines environnantes; le second est plus rocheux et plus intime, marqué par les formations volcaniques et la présence de Torre Canai.
Archéologie près de Co’e Cuaddus: Grutti ’e Acqua et Su Niu de Su Crobu
Le territoire autour de Co’e Cuaddus ne raconte pas seulement l’histoire naturelle de l’île. En se déplaçant vers l’intérieur des terres, on découvre un paysage fréquenté et organisé par l’homme dès l’âge nuragique.
L’un des sites les plus importants est le complexe nuragique de Grutti ’e Acqua, situé à l’ouest de la plaine de Canai. Le site est particulièrement complexe: il comprend les vestiges d’un nuraghe complexe, d’un nuraghe à couloir, d’un nuraghe à tholos, de nombreuses cabanes et de plusieurs structures liées à la collecte de l’eau.
L’eau constitue précisément l’un des éléments les plus intéressants du complexe. Dans la zone se trouve une cuvette connue sous le nom de «lac nuragique», tandis qu’un temple à puits se trouve plus en aval. Ces structures suggèrent que la disponibilité et la gestion de l’eau jouaient un rôle important dans la vie de la communauté et, probablement, également dans ses pratiques rituelles.
À peu de distance se trouve la tombe des géants de Su Niu de Su Crobu, un monument funéraire collectif attribué à la civilisation nuragique, la tombe des géants la mieux conservée de l’île, en relation avec la communauté qui vivait dans la zone de Grutti ’e Acqua.
Ces monuments permettent de comprendre que le secteur méridional de Sant’Antioco était déjà organisé bien avant l’époque phénicienne. La mer, qui représente aujourd’hui le principal attrait touristique, faisait partie d’un territoire fréquenté par des communautés qui construisaient des villages, des monuments funéraires et des lieux liés à la gestion et au culte de l’eau.
Pourquoi visiter Co’e Cuaddus et ses environs
Visiter Co’e Cuaddus, c’est découvrir bien plus qu’une plage. Sur un territoire relativement compact, il est possible de passer d’un vaste rivage bordé par une mer turquoise aux falaises calcaires et volcaniques, du maquis méditerranéen de Serra is Tres Portus à la côte rocheuse de Turri et de Torre Canai, jusqu’aux monuments nuragiques de l’arrière-pays.
C’est précisément cette succession de paysages qui rend Coaquaddus particulièrement intéressante. La mer, la géologie, la nature, le paysage et l’archéologie ne sont pas des éléments séparés, mais les composantes d’un même territoire.
Où se trouve Co’e Cuaddus et pourquoi visiter cette plage de Sant’Antioco
Co’e Cuaddus se trouve sur la côte sud-est de l’île de Sant’Antioco, dans le Sulcis, au sud-ouest de la Sardaigne. La plage se trouve à environ dix kilomètres du centre habité de Sant’Antioco et s’inscrit dans un paysage dominé par la mer, le maquis méditerranéen et les reliefs vallonnés qui accompagnent la côte. Parmi eux se distingue Serra is Tres Portus, qui descend progressivement vers la baie.
La situation géographique est l’une des principales raisons de visiter Co’e Cuaddus. Sur quelques kilomètres, le paysage change plusieurs fois: du vaste rivage sablonneux, on passe aux falaises, à la végétation méditerranéenne et aux collines de l’intérieur des terres. Les roches témoignent également de cette diversité, avec des formations calcaires claires vers le nord et des roches volcaniques plus sombres en progressant vers le sud.
Coaquaddus ne doit pas être considérée uniquement comme une belle plage de Sant’Antioco. C’est également un point de départ pour découvrir la nature et le paysage de la partie méridionale de l’île.
Vers le sud, on rejoint Turri et Torre Canai. Ici, le rivage laisse progressivement place à une côte plus rocheuse, caractérisée par des formations volcaniques et dominée par la tour côtière construite au XVIIIe siècle pour surveiller le golfe de Palmas. Un peu plus loin, le territoire mène vers Capo Sperone, l’un des environnements les plus naturels de l’extrémité méridionale de Sant’Antioco, caractérisé par un terrain rocheux, le maquis méditerranéen et de vastes panoramas sur la mer.
Serra is Tres Portus contribue également à expliquer la valeur naturelle de la région. Le relief fait partie d’un environnement protégé et peut être parcouru par un itinéraire naturaliste qui relie le secteur de Maladroxia à Co’e Cuaddus. Le long du parcours, on rencontre le maquis méditerranéen, des témoignages archéologiques et des panoramas sur le golfe de Palmas.
En se déplaçant vers l’intérieur des terres, le paysage naturel laisse également apparaître une histoire humaine très ancienne. La partie méridionale de Sant’Antioco conserve en effet d’importants témoignages de la civilisation nuragique, qui permettent d’associer à une journée à la mer la découverte de l’archéologie et du paysage rural de l’île.

Co’e Cuaddus, également connue sous les noms de Coaquaddus ou Coacuaddus, est l’une des plages les plus caractéristiques de l’île de Sant’Antioco. (photo: La Pintadera Sarda)
La plage de Co’e Cuaddus est un vaste rivage sablonneux de la côte sud-est de l’île de Sant’Antioco. Autour de la baie, le paysage conserve une forte composante naturelle: de basses collines couvertes de maquis méditerranéen descendent vers la mer et se terminent par des promontoires et des falaises qui entourent la plage.
La mer est l’un des éléments qui attirent particulièrement l’attention. Selon la lumière et les conditions météorologiques, l’eau passe du bleu clair au turquoise, jusqu’à des nuances de vert. Dans les secteurs proches du rivage, la transparence permet souvent d’observer les fonds marins, principalement sablonneux.
Le sable raconte lui aussi quelque chose de la nature de l’île. Le rivage de Co’e Cuaddus ne présente en effet pas partout les mêmes couleurs. La plage prend différentes nuances sombres, liées à l’érosion des roches volcaniques présentes sur le territoire.
C’est un détail apparemment anodin qui introduit la géologie de la côte de Sant’Antioco.
Pour comprendre ce qui rend les falaises de Co’e Cuaddus si particulières, il suffit de déplacer le regard d’une extrémité à l’autre de la baie.
Au nord de la plage, les falaises calcaires claires prédominent. Vers le sud, apparaissent en revanche des formations rocheuses plus sombres, d’ancienne origine volcanique. Cette transition est évidente et est également signalée par la commune et le portail touristique officiel de Sant’Antioco.
Sur quelques kilomètres, le paysage géologique change donc. La couleur et la nature des roches évoluent, mais aussi le profil des promontoires et l’aspect des petites criques. Vers le nord, les tonalités claires du calcaire dominent; en progressant vers le sud, la côte prend progressivement un caractère plus sombre et volcanique, qui devient encore plus évident dans la zone de Turri.
Co’e Cuaddus: plage libre, établissement balnéaire et services
Co’e Cuaddus est une plage en accès libre où l’on peut trouver un établissement balnéaire, des kiosques, des points de restauration, un parking et des passerelles d’accès au rivage. Cette combinaison permet de choisir entre une journée à la mer organisée en toute autonomie et la possibilité de profiter de certains services disponibles à proximité de la plage.
Qui preferisce la plage libre de Coaquaddus peut apporter son propre parasol et son équipement et profiter librement des espaces accessibles. Ceux qui recherchent davantage de confort peuvent en revanche se tourner vers l’établissement balnéaire et les kiosques présents dans la zone, pratiques pour passer plusieurs heures sur la côte sans avoir à s’éloigner de la baie.
Un élément utile est constitué par les passerelles qui facilitent l’accès à la plage et permettent d’atteindre la mer. L’accès au rivage est ainsi plus aisé que dans les secteurs côtiers entièrement naturels et dépourvus d’aménagements.
Que faire à Coaquaddus: snorkeling, canoë et SUP le long de la côte

Co’e Cuaddus se trouve sur la côte sud-est de l’île de Sant’Antioco, dans le Sulcis, au sud-ouest de la Sardaigne. (photo: La Pintadera Sarda)
À Co’e Cuaddus, il est possible d’explorer la côte également depuis la mer en pratiquant le snorkeling, le canoë ou le SUP. La transparence de l’eau, les fonds marins principalement sablonneux et la présence de secteurs rocheux permettent d’observer la baie depuis une perspective différente de celle offerte par la plage.
Le canoë et la planche à pagaie (SUP) sont intéressants pour suivre le profil de la côte et des falaises qui délimitent Coaquaddus. En progressant vers le nord, on rencontre principalement des formations calcaires claires. Vers le sud, apparaissent en revanche des roches volcaniques plus sombres, qui annoncent le paysage côtier de Turri.
Depuis la mer, cette différence géologique est évidente. La couleur des roches, la forme des promontoires et l’aspect des petites criques changent. Une courte excursion le long de la baie peut donc également devenir un moyen simple de mieux comprendre la géologie de la côte de Sant’Antioco.
Dans les secteurs où le sable et les rochers alternent, le snorkeling avec masque et tuba permet également d’observer de plus près les fonds marins côtiers. C’est une activité particulièrement adaptée à ceux qui souhaitent découvrir le milieu marin sans trop s’éloigner du rivage.
Les conditions de la mer doivent toutefois toujours être évaluées avant d’entrer dans l’eau. Le vent, les vagues et les courants peuvent changer au cours de la journée et rendre difficiles des activités qui semblent pourtant simples.
Géologie de Co’e Cuaddus: falaises calcaires et roches volcaniques à Sant’Antioco

Sur quelques kilomètres, la couleur de la roche change, la forme de la côte évolue et le caractère des petites criques se transforme progressivement. (photo: La Pintadera Sarda)
Les falaises de Co’e Cuaddus sont particulières. La différence est évidente, même sans connaissances en géologie. Vers le nord, la côte présente des tonalités principalement claires et se caractérise par des roches carbonatées. En progressant vers le sud, les affleurements deviennent progressivement plus sombres et apparaissent les roches volcaniques qui caractérisent également le secteur côtier suivant en direction de Turri.
Derrière un changement de couleur apparemment simple se cachent des étapes de l’histoire de la Terre séparées par des millions d’années.
Les roches carbonatées présentes dans le secteur sud-est de Sant’Antioco témoignent d’un ancien environnement marin du Crétacé. Dans la zone associée à Serra is Tres Portus, des calcaires et des dépôts carbonatés formés à une époque où la géographie de ce secteur de la Méditerranée était profondément différente de celle d’aujourd’hui sont documentés.
Plusieurs millions d’années plus tard, le sud-ouest de la Sardaigne a été marqué par une nouvelle phase géologique importante. Entre l’Oligocène et le Miocène s’est développée une intense activité volcanique, liée à l’évolution complexe de la Méditerranée occidentale. Sur l’île de Sant’Antioco, et notamment dans le secteur méridional, sont présentes des roches telles que les andésites et les andésites basaltiques produites par ces anciennes activités magmatiques.
Co’e Cuaddus se trouve donc à proximité de la rencontre entre deux paysages géologiques différents. D’un côté, on observe des roches sédimentaires formées dans d’anciennes mers; de l’autre, apparaissent des roches liées à un passé volcanique plus récent. La composition et la couleur changent, mais les formes des falaises, des promontoires et des petites criques évoluent également.
Serra is Tres Portus: nature, géologie et randonnée près de Coaquaddus
Pourquoi Serra is Tres Portus est-elle importante du point de vue géologique ?
La géologie explique une grande partie de l’aspect de Serra is Tres Portus. Le relief est principalement constitué de roches carbonatées mésozoïques. Dans ce secteur, des successions géologiques attribuées au Jurassique et au Crétacé sont documentées, tandis que dans la zone de Serra is Tres Portus et de Maladroxia affleurent notamment des calcaires crétacés formés dans d’anciens environnements marins.
Il est difficile de l’imaginer en observant aujourd’hui le maquis méditerranéen et le golfe de Palmas, mais ces roches racontent un territoire complètement différent, façonné il y a des millions d’années dans un ancien environnement marin.
Cette histoire géologique est également liée à la plage de Co’e Cuaddus. Les roches calcaires claires qui caractérisent le secteur septentrional de la baie appartiennent en effet à un paysage géologique différent des formations volcaniques plus sombres qui apparaissent en progressant vers le sud, en direction de Turri.
Serra is Tres Portus aide à comprendre ce que l’on peut déjà deviner depuis la plage: Sant’Antioco est une île où des roches d’origines et d’âges différents se rencontrent sur de très courtes distances.
Quelles plantes peut-on observer à Serra is Tres Portus ?
La végétation de Serra is Tres Portus est typiquement méditerranéenne et adaptée à des conditions environnementales exigeantes: fort ensoleillement, vent, sol rocheux et périodes durant lesquelles la disponibilité en eau est limitée.
L’une des présences les plus significatives est le genévrier de Phénicie ou genévrier turbiné. Les études environnementales régionales indiquent que Serra is Tres Portus abrite l’une des communautés de genévriers turbinés les mieux conservées de l’île de Sant’Antioco, avec des spécimens qui, dans les zones les plus abritées, peuvent atteindre des dimensions arborées.
Le long du parcours, sont également signalées des espèces caractéristiques du maquis méditerranéen telles que le palmier nain, l’hélichryse, le genêt et la lavande sauvage.
L’Ophrys × maladroxiensis présente également un intérêt particulier. Il s’agit d’un rare hybride naturel d’orchidée, décrit scientifiquement en 1992 à partir de spécimens récoltés dans la région de Maladroxia. Son nom conserve ainsi le lien avec ce petit secteur de l’île de Sant’Antioco.
Que voir le long du parcours naturaliste de Serra is Tres Portus ?
Le moyen le plus simple de découvrir Serra is Tres Portus est d’emprunter le sentier naturaliste d’environ 1,5 kilomètre qui traverse le relief au cœur du maquis méditerranéen. Il ne s’agit pas seulement d’une promenade dans la nature. Le long du parcours sont signalés les vestiges d’un nuraghe à couloir, témoignage de la fréquentation préhistorique du territoire, ainsi que plusieurs fours du XXe siècle utilisés pour la production de chaux. En quelques centaines de mètres, on passe ainsi de l’histoire géologique de la roche à la présence nuragique, puis aux activités productives de l’époque contemporaine.
Le sentier offre de larges points de vue sur le golfe de Palmas et la côte sud-est de Sant’Antioco. Par temps clair, au large, on peut également distinguer les îlots de la Vacca et du Toro.
L’un des aspects les plus intéressants est que le parcours s’intègre à un itinéraire naturaliste qui relie Maladroxia et Co’e Cuaddus. Les deux plages sont des points côtiers reliés par le même système de reliefs, de végétation et de paysages naturels.
Pourquoi Serra is Tres Portus est-elle importante pour Coaquaddus ?
Serra is Tres Portus aide à comprendre que Co’e Cuaddus n’est pas seulement une plage. Le rivage fait partie d’un système plus vaste dans lequel la mer, les falaises, les roches, le maquis méditerranéen et les collines sont étroitement liés.
Depuis la plage, il suffit de tourner le regard vers l’intérieur des terres pour voir le territoire s’élever et se transformer. La mer laisse place aux roches, la végétation colonise les reliefs et le paysage conserve des témoignages de la présence humaine qui traversent des périodes historiques très différentes.
Visiter Serra is Tres Portus permet donc de compléter la découverte de Coaquaddus. À la journée à la mer, on peut associer une promenade dans le maquis méditerranéen, l’observation des roches calcaires, la découverte des plantes côtières et des témoignages archéologiques.
Cette continuité entre la plage et l’arrière-pays constitue l’un des aspects les plus intéressants de la partie sud-est de Sant’Antioco.
La présence de la Zone Spéciale de Conservation rappelle que le paysage est également fragile. Marcher le long des sentiers existants, ne pas endommager la végétation et ne pas prélever de plantes, de roches, de sable ou d’autres éléments naturels signifie contribuer à la préservation d’un environnement qui doit précisément sa valeur à la continuité entre nature, géologie et paysage.
Coaquaddus: géologie, paysage et archéologie dans le sud de Sant’Antioco

À Co’e Cuaddus, il est également possible d’explorer la côte depuis la mer en pratiquant le snorkeling, le canoë ou le SUP. (photo: La Pintadera Sarda)
Coaquaddus est bien plus qu’une plage: dans ce secteur de l’île de Sant’Antioco, la mer, la géologie, la nature et l’archéologie peuvent être observées dans un même paysage. En progressant vers le sud, on rejoint Turri, où le caractère volcanique du paysage est évident. La côte devient rocheuse, de petites criques apparaissent et, sur le promontoire, se détache Torre Canai, l’un des monuments les plus reconnaissables de la partie méridionale de l’île. La tour a été construite en 1757 pour assurer des fonctions de surveillance et de défense du golfe de Palmas. Elle se dresse toutefois au-dessus d’un ancien site nuragique, dont certaines traces sont encore visibles dans la végétation environnante.
Le voyage à travers l’histoire se poursuit dans l’arrière-pays. On y trouve le complexe nuragique de Grutti ’e Acqua, l’un des principaux sites archéologiques de la partie centre-sud de Sant’Antioco. La zone conserve les vestiges de nuraghes, de cabanes et de structures liées à la collecte de l’eau, ainsi qu’un temple à puits. À peu de distance se trouve la tombe des géants de Su Niu de Su Crobu, un monument funéraire collectif lié à la civilisation nuragique.
Ces lieux démontrent que le paysage autour de Coaquaddus était fréquenté et organisé par l’homme bien avant la naissance des actuelles stations balnéaires. Les communautés nuragiques utilisaient les plaines, les reliefs et les ressources en eau de l’intérieur des terres, laissant des monuments qui permettent encore aujourd’hui de comprendre le territoire.
Visiter Co’e Cuaddus signifie traverser, sur quelques kilomètres, des millions d’années d’histoire naturelle et des milliers d’années de présence humaine. Les roches racontent la formation de l’île; les nuraghes et les tombes racontent les communautés qui l’ont habitée; Torre Canai témoigne d’une période beaucoup plus récente de la défense côtière.
Turri près de Coaquaddus: trois criques, falaises et Torre Canai

Turri est composée de trois criques aux caractéristiques différentes les unes des autres. (photo: La Pintadera Sarda)
Turri se trouve au sud de Coaquaddus et constitue l’un des secteurs les plus intéressants de la côte méridionale de Sant’Antioco pour ceux qui apprécient les petites criques, les falaises et les paysages naturels. Sur quelques kilomètres, le vaste rivage sablonneux de Co’e Cuaddus laisse progressivement place à une côte plus rocheuse, modelée par de petites criques et des promontoires couverts de maquis méditerranéen.
C’est ce changement qui rend intéressante la poursuite de la découverte de Coaquaddus vers Turri. La mer reste au cœur du paysage, mais celui-ci prend un caractère différent: les roches deviennent plus présentes, les plages deviennent plus petites et plus abritées, tandis que la côte volcanique accompagne le regard vers le promontoire de Torre Canai.
Comment sont les trois criques de Turri ?
Turri est composée de trois criques aux caractéristiques différentes. La première se trouve sur le versant oriental de Capo Su Moru et constitue une petite crique en forme de croissant, protégée par de hautes parois rocheuses. Le rivage présente un sable doré mêlé de petits galets.
Un peu plus loin, on rencontre un deuxième secteur, caractérisé par un sable plus clair mêlé de petits galets sombres polis par le mouvement de la mer. En progressant vers l’ouest, on atteint enfin la troisième crique, plus vaste, où prédominent des galets de plus grande taille.
Cette variété rend Turri différente des grandes plages sablonneuses de Sant’Antioco. Sur une courte portion de côte, la taille des criques, la composition du rivage et le rapport entre la roche et la mer changent.
L’aspect des petites plages peut également se modifier au fil du temps. Les tempêtes et le mouvement naturel des sédiments peuvent en effet déplacer le sable et les galets, donnant à une crique une apparence différente d’une saison ou d’une année à l’autre.
La mer de Turri est généralement transparente et présente des tonalités qui vont du turquoise au bleu plus intense, avec des nuances de vert dans les secteurs où le maquis méditerranéen arrive très près de la côte.
Comme toujours le long d’une côte rocheuse, il est nécessaire d’évaluer les conditions de la mer avant d’entrer dans l’eau et de prêter attention au vent, aux vagues et aux points d’accès.
Turri est-elle une plage aménagée ?
Turri est plus naturelle et moins aménagée que Coaquaddus. Les petites criques n’offrent pas la même concentration d’établissements balnéaires et de points de restauration que la plage principale. Ceux qui souhaitent y passer plusieurs heures devraient donc prévoir de l’eau et tout le nécessaire pour la journée.
L’accès aux criques se fait également par de courts sentiers qui longent les falaises. Il est important d’emprunter les parcours existants, d’éviter les passages exposés et de porter des chaussures adaptées lorsque le terrain devient accidenté.
Torre Canai domine le paysage de Turri
Pour rendre Turri immédiatement reconnaissable, il y a Torre Canai, également appelée Torre Cannai, construite en 1757 sur le promontoire de Su Moru. La tour a été édifiée comme poste d’observation et de défense. Elle permettait de surveiller le golfe de Palmas et de signaler d’éventuels dangers venant de la mer.
Sa position explique sa fonction d’origine. Depuis le promontoire, le panorama s’ouvre sur une grande partie du golfe de Palmas, sur les falaises méridionales de Sant’Antioco et vers les îlots qui émergent au large de l’extrémité méridionale de l’île.
Torre Canai ajoute ainsi une dimension historique à la visite. Le paysage ne raconte pas seulement la mer et la géologie, mais aussi le rôle stratégique que cette côte a joué pendant des siècles dans le contrôle des routes maritimes et la défense des communautés de l’île.
Torre Canai: histoire, archéologie et panorama sur la côte de Turri

Torre Canai faisait partie du système de défense côtière développé pendant la période savoyarde pour protéger Sant’Antioco. (photo: La Pintadera Sarda)
Torre Canai est une tour côtière historique située au-dessus des criques de Turri, au sud de Coaquaddus, dans la partie méridionale de l’île de Sant’Antioco. Construite en 1757 selon le projet de l’ingénieur militaire piémontais Vallin, elle domine le promontoire de Su Moru et le golfe de Palmas. Sa position élevée explique immédiatement la fonction pour laquelle elle a été construite: observer la mer et signaler d’éventuels dangers provenant de la côte.
Torre Canai faisait partie du système de défense côtière développé pendant la période savoyarde. Sa fonction principale était l’observation et la communication avec les unités militaires chargées de protéger Sant’Antioco. La tour a joué un rôle lors de la tentative d’invasion française de 1793 et lors des dernières incursions tunisiennes qui ont touché l’île en 1812 et 1815.
L’un des aspects les plus intéressants de Torre Canai se trouve toutefois sous et autour de la construction du XVIIIe siècle. Il semble que la tour soit construite sur un site nuragique préexistant. Parmi la végétation qui recouvre le promontoire, on peut encore reconnaître les vestiges de l’ancien établissement. Le lieu était donc fréquenté et utilisé bien avant la construction de la fortification savoyarde.
Ce détail rend le promontoire de Su Moru particulièrement significatif. Au même endroit se superposent en effet la civilisation nuragique et l’histoire de la défense côtière de Sant’Antioco, séparées par des milliers d’années.
La position élevée qui, au XVIIIe siècle, permettait de surveiller la mer devait également être importante à des époques antérieures. Aujourd’hui, cette superposition permet au visiteur de comprendre Torre Canai comme faisant partie d’un territoire utilisé par l’homme à des périodes historiques très différentes.
Comment est construite Torre Canai ?
De l’abandon à la restauration de Torre Canai
L’histoire de Torre Canai ne s’achève pas avec la fin de sa fonction militaire. Au XXe siècle, l’édifice fut concédé à un particulier et transformé en résidence d’été. Les modifications ont profondément altéré certaines parties de la construction d’origine, avec l’ajout de nouveaux espaces sur la terrasse et des interventions sur les espaces intérieurs.
En 1988 a commencé une nouvelle phase. Italia Nostra a obtenu la concession du monument et a participé, avec la Surintendance et le ministère de l’Environnement, à une importante opération de restauration. Plusieurs ajouts modernes ont été supprimés et des éléments de la structure historique ont été restaurés, notamment les créneaux, la citerne, la guérite et la voûte intérieure.
Pourquoi visiter Torre Canai près de Coaquaddus ?
Torre Canai mérite une visite parce qu’elle réunit au même endroit archéologie, histoire militaire, nature et panorama côtier.
Depuis le promontoire, on peut observer le golfe de Palmas, les falaises méridionales de Sant’Antioco et la mer ouverte vers le canal de Sardaigne. Les sources touristiques locales mentionnent également, parmi les éléments visibles depuis le panorama, les îles de la Vacca et du Toro.
Au pied de la tour se trouvent également les criques de Turri, très différentes de la grande plage sablonneuse de Coaquaddus. Ici, le paysage devient plus rocheux, les formations volcaniques sont davantage présentes et de petites criques s’ouvrent entre le maquis méditerranéen et la mer.
Les criques de Turri sous Torre Canai
Les petites plages de Turri conservent un caractère plus naturel et moins aménagé que Co’e Cuaddus. Leur aspect n’est pas toujours identique: le mouvement de la mer peut modifier la répartition du sable et des galets, si bien que certaines criques peuvent paraître plus sablonneuses à certaines saisons et davantage couvertes de galets à d’autres.
Les fonds marins reflètent également cette diversité. Le sable et les rochers alternent près de la côte et rendent la zone intéressante pour le snorkeling avec masque et tuba.
Les criques sont moins bien desservies que la plage voisine de Coaquaddus. Il est donc conseillé d’emporter de l’eau et tout le nécessaire, de porter des chaussures adaptées dans les secteurs rocheux et de toujours vérifier le vent, les vagues et les conditions de la mer avant d’entrer dans l’eau.
Capo Sperone à Sant’Antioco: nature, falaises et ancien sémaphore

La mer est l’un des éléments qui attire particulièrement l’attention. Selon la lumière et les conditions atmosphériques, l’eau passe du bleu clair au turquoise, jusqu’à des nuances de vert. (photo: La Pintadera Sarda)
Capo Sperone est l’extrémité méridionale de l’île de Sant’Antioco et l’un des sites naturels et panoramiques les plus intéressants à découvrir en poursuivant depuis Coaquaddus vers Turri et Torre Canai. Ici, le paysage change une nouvelle fois: les plages laissent progressivement place aux falaises, aux promontoires rocheux, aux petites criques et à de vastes horizons ouverts sur la mer.
La zone fait partie de la Zone de Protection Spéciale «Isola di Sant’Antioco, Capo Sperone», identifiée par le code Natura 2000 ITB043032. Le terrain est escarpé et rocheux, tandis que le maquis méditerranéen s’adapte au fort ensoleillement, au vent et à la proximité de la mer. Les falaises sont particulièrement visibles sur le versant occidental; sur le reste de la côte, les parois rocheuses alternent avec de petites criques et des secteurs sablonneux.
Dans la région de Capo Sperone affleurent des roches volcaniques liées à l’ancien volcanisme du Sulcis. L’érosion marine a contribué à mettre en évidence certaines de ces structures, modelant au fil du temps une côte découpée et irrégulière.
Depuis le promontoire, le regard traverse le golfe de Palmas et atteint certains des symboles naturels de la mer de Sant’Antioco: l’île de la Vacca, avec le proche rocher du Vitello, et plus au loin l’île du Toro. Ces petits fragments de terre complètent l’un des panoramas les plus reconnaissables de l’extrémité méridionale de l’île.
Pour ceux qui suivent un itinéraire depuis Co’e Cuaddus, Capo Sperone représente donc bien plus qu’une étape supplémentaire. Sur quelques kilomètres, il est possible d’observer la transformation de la côte de Sant’Antioco, en passant du vaste rivage sablonneux de Coaquaddus aux roches volcaniques de Turri, de Torre Canai aux formes plus escarpées et ouvertes du promontoire méridional.
Qu’est-ce que l’ancien sémaphore de Capo Sperone?
Au sommet du relief appelé Su Monti de su Semafuru, à environ 175 mètres au-dessus du niveau de la mer, se trouvent les vestiges de l’ancienne station de signalisation de Capo Sperone, communément appelée l’ancien sémaphore.
L’emplacement n’a pas été choisi au hasard. Depuis cette hauteur, il était possible de surveiller un vaste secteur maritime, d’observer les embarcations en transit et de communiquer avec elles au moyen de systèmes de signalisation.
La station a été construite en 1886 par l’entrepreneur et géomètre Giuseppe Mosca de Cagliari et faisait partie d’un réseau de communication côtière utilisé pour transmettre des signaux entre la terre ferme et les navires.
L’architecture de l’ancienne station de signalisation
Le bâtiment raconte lui aussi quelque chose du territoire de Sant’Antioco.
Les murs ont été construits principalement avec des blocs de basalte, tandis que des blocs taillés de trachyte ont été utilisés pour les angles. Il s’agit de roches directement liées à l’histoire volcanique complexe de l’île et du Sulcis.
Le bâtiment se développait sur deux niveaux. Un long couloir séparait les espaces intérieurs: d’un côté se trouvaient les espaces de service et la cuisine, de l’autre les bureaux. Un escalier en granite menait au bureau de radiotransmission, tandis qu’un second accès conduisait à la tour d’observation.
La station était donc conçue comme un véritable organisme opérationnel: habitation, observation et communication étaient réunies dans un même bâtiment.
La position stratégique du promontoire rendit l’ancien sémaphore particulièrement important pendant les deux conflits mondiaux.
En avril 1918, pendant la Première Guerre mondiale, le sous-marin allemand UB 48 bombarda la station. L’attaque endommagea l’antenne utilisée pour les communications.
Pendant la Seconde Guerre mondiale, Capo Sperone intégra le réseau de surveillance aéronavale mis en place par la Regia Marina le long des côtes de Sardaigne. Sa fonction consistait à recueillir et à transmettre des informations sur les mouvements observés en mer et dans le ciel.
En 1943, des techniciens de la Luftwaffe allemande installèrent à proximité de la station un radar Freya, destiné à détecter à l’avance les formations aériennes alliées en provenance d’Afrique du Nord. Après l’armistice, lors de la retraite allemande, la station radar fut démantelée.
Après la guerre, l’ancien sémaphore continua pendant quelque temps à exercer des fonctions opérationnelles. Le développement progressif de nouvelles technologies rendit toutefois le système traditionnel de signalisation de moins en moins nécessaire. La station cessa son activité à la fin des années 1950 et est inactive depuis 1958.
Pourquoi visiter Capo Sperone près de Coaquaddus ?
Visiter Capo Sperone permet d’observer au même endroit la nature, la géologie, le paysage et l’histoire militaire. L’emplacement choisi il y a plus d’un siècle pour surveiller la mer constitue aujourd’hui un point privilégié pour comprendre la géographie de l’extrémité méridionale de Sant’Antioco.
C’est précisément le lien avec Coaquaddus qui rend ce secteur particulièrement intéressant pour un guide du territoire. En suivant la côte vers le sud, le visiteur traverse des environnements qui changent continuellement: le sable de Co’e Cuaddus, les roches volcaniques et les petites criques de Turri, Torre Canai, le maquis méditerranéen et enfin les falaises de Capo Sperone.
L’ancienne station de signalisation ajoute à ce paysage la mémoire des communications maritimes et de l’histoire militaire du XXe siècle.
Aujourd’hui, le complexe historique se trouve dans un état délicat. Les informations du ministère de la Culture indiquent que le bâtiment est observable depuis l’extérieur, tandis que le parcours permettant de l’atteindre est signalé et présente un niveau de difficulté considéré comme moyen. Il ne faut pas pénétrer de manière autonome dans les structures dégradées ni franchir d’éventuelles délimitations.
Grutti ’e Acqua près de Coaquaddus: nuraghes, culte de l’eau et tombe des géants
Grutti ’e Acqua est l’un des principaux complexes nuragiques de l’île de Sant’Antioco et l’un des sites archéologiques les plus intéressants à associer à une journée à Coaquaddus. Dans l’arrière-pays de la partie centre-sud de l’île, on découvre un vaste paysage archéologique composé de nuraghes, de cabanes, de structures destinées à la collecte de l’eau, d’un temple à puits et de monuments funéraires.
Le site s’étend à l’ouest de la fertile plaine de Canai, sur une série de hauteurs depuis lesquelles il était possible d’observer à la fois l’intérieur de l’île et d’importantes voies naturelles menant vers la côte. Cette position permet de comprendre pourquoi les communautés nuragiques avaient choisi précisément cette zone pour construire un établissement aussi complexe.
Dans la partie la plus élevée, on conserve les vestiges du principal nuraghe complexe de Grutti ’e Acqua, constitué d’une tour centrale, le donjon, entourée d’un bastion probablement doté de quatre tours. À quelques centaines de mètres se trouvent également un nuraghe à couloir, un autre nuraghe à tholos et de nombreux vestiges de cabanes.
Grutti ’e Acqua n’était pas un nuraghe isolé dans le paysage. Il s’agissait d’un système d’habitat complexe, dans lequel les structures monumentales, les habitations, la gestion des ressources et les lieux sacrés appartenaient au même territoire.
Pourquoi l’eau est-elle si importante à Grutti ’e Acqua ?
L’un des aspects qui distinguent Grutti ’e Acqua des autres sites nuragiques de Sant’Antioco est la présence remarquable de structures liées à l’eau. Dans la zone, des citernes et des ouvrages utilisés pour recueillir l’eau de pluie ont été identifiés. Le nom même du site est précisément associé à la présence de ces structures.
Au cœur de ce système se trouve ce que l’on appelle le «lac nuragique». Il s’agit d’une cuvette naturelle dont les marges ont été au moins en partie aménagées à l’aide de gros blocs de pierre et d’autres dispositifs. Pendant les périodes les plus pluvieuses, l’eau peut s’accumuler dans le bassin, offrant encore aujourd’hui une image qui aide à comprendre le rôle de cette ressource pour les communautés qui habitaient le territoire.
Les archéologues estiment qu’il est possible que le bassin ait également eu une fonction liée à des célébrations rituelles associées au culte de l’eau. Cette hypothèse est particulièrement intéressante car, un peu plus en aval, se trouve l’unique temple à puits nuragique actuellement connu sur l’île de Sant’Antioco.
Le temple abrite une ancienne source et s’enfonce en profondeur, accessible par un escalier en pierre. Ici, l’eau n’était pas seulement une ressource indispensable à la vie quotidienne: elle revêtait également une signification religieuse.
Grutti ’e Acqua permet d’observer au même endroit deux aspects fondamentaux de la civilisation nuragique: la capacité à gérer une ressource naturelle essentielle et la valeur symbolique attribuée à l’eau.
Autour des structures principales se développait un village nuragique de dimensions considérables. Aujourd’hui, de nombreux vestiges sont partiellement dissimulés par le maquis méditerranéen et les éboulements, mais de nombreuses cabanes et autres constructions sont encore reconnaissables sur le terrain.
Le site conserve également des monuments appartenant à différentes phases de la civilisation nuragique. Cela indique que Grutti ’e Acqua n’a pas été un établissement utilisé pendant une courte période, mais un lieu fréquenté et transformé au fil du temps. Sa position contribue également à expliquer son importance. Le territoire permettait de contrôler la plaine agricole de Canai et les voies de communication vers la côte. Les sources archéologiques mettent également Grutti ’e Acqua en relation avec la zone de Portu ’e su Trigu, un point d’amarrage important pour l’accès à la vallée cultivable de l’intérieur des terres.
Su Niu de Su Crobu est précisément mis en relation avec les habitants de l’établissement de Grutti ’e Acqua. Si le nuraghe et le village permettent de découvrir les espaces de la vie quotidienne, le temple à puits introduit la dimension religieuse et la tombe des géants ajoute celle de la mort et de la mémoire collective.
C’est cette proximité qui rend le territoire particulièrement important: nous n’observons pas des monuments isolés, mais différentes parties d’un même paysage archéologique nuragique.
La tombe des géants de Su Niu ’e su Crobu est l’un des principaux témoignages de la civilisation nuragique à visiter dans les environs de Coaquaddus et elle est considérée comme la tombe des géants la mieux conservée de l’île de Sant’Antioco. Elle se trouve dans la partie méridionale de l’île, sur une plateforme rocheuse surélevée par rapport au terrain environnant, non loin de la mer et du complexe nuragique de Grutti ’e Acqua.
Le monument remonte à l’âge du Bronze moyen-récent et a continué à être fréquenté au cours des phases suivantes de la civilisation nuragique.
Le nom moderne «tombe des géants» pourrait laisser imaginer une sépulture destinée à des personnes aux dimensions exceptionnelles. En réalité, ces monuments étaient de grandes tombes collectives, utilisées pour accueillir les défunts appartenant aux communautés nuragiques.
Su Niu ’e su Crobu appartient au type des tombes des géants «à rangées». Le monument se compose de trois éléments principaux: un corps funéraire allongé et terminé par une abside, un couloir funéraire intérieur et une grande exèdre semi-circulaire ouverte devant l’entrée.
Le corps funéraire mesure environ 10,20 mètres de longueur. L’exèdre atteint quant à elle environ 14,50 mètres de largeur et s’étend sur environ 2,70 mètres vers l’extérieur.
La construction utilise principalement de grands blocs polyédriques de trachyte, l’une des roches volcaniques caractéristiques de l’île de Sant’Antioco. Les parois du couloir funéraire ont été réalisées avec des blocs peu travaillés, disposés verticalement et complétés par des pierres plus petites disposées en rangées irrégulières et consolidées par de nombreuses pierres de calage.
Malgré les dommages subis au fil du temps, le plan d’origine du monument est encore clairement lisible. Cela permet au visiteur de reconnaître le couloir funéraire, l’entrée et la grande ouverture semi-circulaire de l’exèdre.
L’exèdre est l’un des éléments les plus reconnaissables des tombes des géants. Elle se trouve devant la chambre funéraire et crée un espace ouvert, délimité latéralement par les ailes du monument.
Il ne s’agissait probablement pas seulement d’une solution architecturale. Cet espace pouvait accueillir des réunions et des pratiques rituelles de la communauté liées à la déposition des défunts et à la mémoire des ancêtres.
La tombe devenait ainsi plus qu’un simple lieu de sépulture. C’était également un espace dans lequel la communauté pouvait se reconnaître, se souvenir de ses morts et célébrer des rituels collectifs.
La tombe fut fouillée en juillet 1977 par l’archéologue Vincenzo Santoni, après que la zone eut également été touchée par des activités clandestines qui avaient entraîné la dispersion d’une partie du mobilier.
Les recherches archéologiques ont permis de mettre au jour plusieurs vestiges. Parmi eux figure un fragment d’un élément architectural à denticules, réalisé en roche tendre et probablement placé à l’origine dans la partie supérieure de l’exèdre.
Des matériaux céramiques ainsi que onze éléments lithiques en forme de corne, réalisés dans une roche tufacée tendre, ont également été découverts. Ces vestiges sont particulièrement intéressants car ils aident les archéologues à reconstituer non seulement la forme originale de la tombe, mais aussi les activités rituelles qui se déroulaient devant le monument.
L’un des aspects les plus fascinants est la proximité entre la tombe des géants de Su Niu ’e su Crobu et le complexe nuragique de Grutti ’e Acqua.
À Grutti ’e Acqua, on trouve des nuraghes de différentes typologies, les vestiges d’un village, des structures destinées à la collecte de l’eau, un bassin et un temple à puits. À peu de distance se trouve en revanche ce grand monument funéraire.
Observés ensemble, les deux sites permettent ainsi de comprendre différentes dimensions du monde nuragique: habiter, utiliser les ressources du territoire, attribuer une valeur sacrée à l’eau et construire des monuments destinés aux défunts.
La proximité géographique rend cette lecture unitaire du paysage particulièrement intéressante. Il est important de maintenir une précision archéologique: les recherches n’ont pas encore identifié avec certitude l’établissement spécifiquement lié à la tombe. Il est donc correct de parler d’un même vaste territoire nuragique, dans lequel Grutti ’e Acqua et Su Niu ’e su Crobu représentent des témoignages proches et complémentaires, sans affirmer comme certaine une relation directe qui n’a pas encore été définitivement démontrée.
Su Niu ’e su Crobu est l’une des visites archéologiques les plus intéressantes à ajouter à une journée à Coaquaddus, car il permet de découvrir à quel point l’histoire humaine de la partie méridionale de Sant’Antioco est ancienne.
La tombe des géants permet de compléter la lecture du territoire: Coaquaddus raconte la mer et la géologie de l’île; Grutti ’e Acqua raconte l’organisation des établissements et le rapport à l’eau; Su Niu ’e su Crobu introduit en revanche le thème de la mort, des ancêtres et de la mémoire collective.
Combien de temps consacrer à Coaquaddus: que voir en 1, 2 jours ou plus

Deux jours peuvent suffire pour découvrir plus tranquillement le territoire de la partie sud de Sant’Antioco. (photo: La Pintadera Sarda)
Combien de temps faut-il pour visiter Coaquaddus ? Une journée permet de découvrir la plage et de poursuivre vers Turri et Torre Canai. Deux jours permettent d’ajouter Capo Sperone et une première découverte de l’archéologie nuragique. Trois jours ou plus permettent en revanche d’explorer plus tranquillement Maladroxia, Serra is Tres Portus et le patrimoine archéologique du centre de Sant’Antioco.
Une journée suffit pour une première découverte de Co’e Cuaddus et de la côte située immédiatement au sud.
La matinée peut être consacrée à la plage, à la mer et à l’observation des falaises qui caractérisent les deux côtés de la baie. Ensuite, il est possible de poursuivre vers Turri, où le paysage change rapidement: le vaste rivage laisse place à de petites criques, à des roches volcaniques et au maquis méditerranéen.
Au-dessus de la côte se trouve Torre Canai, qui ajoute à la journée une dimension historique et panoramique. Coaquaddus, Turri et Torre Canai peuvent donc être considérées comme trois étapes successives d’un même itinéraire côtier. Le portail touristique officiel signale également la possibilité de rejoindre Turri à pied depuis la zone de Co’e Cuaddus.
Une journée est donc particulièrement adaptée à ceux qui souhaitent associer mer, paysage et première découverte de la côte méridionale de Sant’Antioco, sans trop s’éloigner de Coaquaddus.
Que voir en deux jours
Avec deux jours, il est possible de découvrir le territoire plus tranquillement et de s’avancer jusqu’à l’extrémité méridionale de l’île.
À la plage de Coaquaddus, à Turri et à Torre Canai, on peut ajouter Capo Sperone, où le paysage devient plus ouvert et rocheux. Ici, les falaises, le maquis méditerranéen, les petits îlots et l’ancienne station de signalisation racontent ensemble la nature et l’histoire de la côte méridionale.
La deuxième journée peut également comprendre une première découverte de l’archéologie de l’arrière-pays. Le complexe nuragique de Grutti ’e Acqua permet d’observer des nuraghes, des vestiges de cabanes, des structures liées à la collecte de l’eau et un temple à puits. À peu de distance se trouve la tombe des géants de Su Niu ’e su Crobu, l’un des monuments funéraires nuragiques les plus importants de l’île.
Pour ceux qui préfèrent voyager lentement, il est naturellement possible de consacrer des journées différentes à Capo Sperone et aux sites archéologiques. L’objectif ne doit pas être d’accumuler les lieux, mais de comprendre comment le territoire évolue en passant de la côte à l’arrière-pays.
Que voir en trois jours ou plus
Trois jours ou plus permettent de faire de Coaquaddus le point de départ pour une découverte plus complète de l’île de Sant’Antioco.
À l’itinéraire méridional, on peut ajouter Maladroxia et Serra is Tres Portus, en créant une continuité entre plages, sentiers, maquis méditerranéen et reliefs côtiers. La planification communale des itinéraires de randonnée considère également le secteur Maladroxia–Co’e Cuaddus comme faisant partie d’un parcours pouvant se poursuivre vers Turri et Capo Sperone.
Avec davantage de temps à disposition, le centre de Sant’Antioco mérite également une visite. Ici, le récit archéologique se poursuit bien au-delà de l’âge nuragique. L’ancienne Sulky permet de découvrir la présence phénicienne et punique, la ville romaine qui lui a succédé ainsi que les témoignages de l’Antiquité tardive et du christianisme ancien. L’Acropole conserve également une continuité d’occupation qui se poursuit jusqu’à l’époque romaine tardive.
Combien de jours faut-il prévoir pour Coaquaddus et le sud de Sant’Antioco ?
Le choix dépend naturellement de la manière de voyager. Ceux qui recherchent avant tout la mer peuvent consacrer davantage de temps aux plages. Ceux qui aiment la nature, la géologie et l’archéologie trouveront en revanche de nombreuses raisons de rester plus longtemps dans les environs de Co’e Cuaddus.
Coaquaddus peut donc être une simple destination balnéaire, mais peut également devenir le point de départ d’un itinéraire beaucoup plus riche, dans lequel plages, falaises, maquis méditerranéen, nuraghes et témoignages historiques racontent ensemble la partie méridionale de l’île de Sant’Antioco.
Où dormir pour visiter Coaquaddus et Sant’Antioco

La Pintadera Sarda, à Carbonia, est un appartement calme dans le sud de la Sardaigne, adapté aux couples, aux familles et aux petits groupes. (photo: La Pintadera Sarda)
Pour ceux qui cherchent où dormir pour visiter Coaquaddus et Sant’Antioco, La Pintadera Sarda, à Carbonia, peut constituer une base pratique pour explorer l’île et, au cours du même séjour, découvrir également d’autres localités du Sulcis Iglesiente. Ainsi, une journée peut être consacrée à la côte méridionale de Sant’Antioco et la suivante à un itinéraire complètement différent.
Choisir un seul point de départ offre surtout davantage de liberté dans l’organisation des vacances. En fonction des conditions de la mer, du vent et des centres d’intérêt du moment, il est possible de programmer des journées consacrées aux plages ou de les alterner avec des visites archéologiques, la découverte de la nature, des villages et des paysages miniers.
Ceux qui souhaitent visiter Coaquaddus peuvent, par exemple, consacrer une journée à la plage, à Turri, à Torre Canai et à Capo Sperone. D’autres jours, ils peuvent retourner sur l’île pour découvrir Grutti ’e Acqua, Su Niu ’e su Crobu et le patrimoine archéologique du centre de Sant’Antioco, ou choisir d’autres destinations du Sulcis Iglesiente.
La Pintadera Sarda, à Carbonia, est un appartement calme dans le sud de la Sardaigne, adapté aux couples, aux familles et aux petits groupes. Il peut devenir une base pratique pour visiter le Sulcis Iglesiente, permettant de rejoindre Sant’Antioco tout en conservant la possibilité d’organiser des excursions vers d’autres localités de la région.
Pour ceux qui recherchent donc un appartement pour visiter Sant’Antioco et Iglesias, mais souhaitent également découvrir Coaquaddus, Gonnesa, Portoscuso et d’autres lieux du sud-ouest de la Sardaigne, séjourner à Carbonia permet de conserver un itinéraire flexible sans changer constamment d’hébergement.
La Pintadera Sarda peut ainsi devenir le point de départ de vacances organisées au jour le jour, en alternant mer, nature, archéologie et histoire du territoire, et en consacrant à Coaquaddus et à l’île de Sant’Antioco tout le temps qu’elles méritent.
Co’e Cuaddus est une plage en accès libre et dispose d’une zone destinée au stationnement, ainsi que de kiosques et d’un établissement balnéaire, de passerelles qui facilitent l’accès à la plage et à la mer.
La disponibilité effective des établissements balnéaires, des points de restauration, des services et des transports peut varier en fonction de la saison. Il est donc préférable de vérifier les informations officielles peu avant la visite, notamment si l’on a besoin d’un service spécifique.
Comment respecter l’environnement de Coaquaddus et de ses environs?
La même attention est nécessaire lors de la visite de Grutti ’e Acqua, de Su Niu ’e su Crobu et des autres sites archéologiques de l’île.
Il est important de suivre les parcours autorisés et de ne pas déplacer les pierres, les fragments ou autres matériaux présents sur le sol. Un vestige archéologique perd une grande partie de sa valeur scientifique s’il est retiré de l’endroit où il se trouvait: pour les archéologues, en effet, ce n’est pas seulement l’objet qui compte, mais également sa position et sa relation avec ce qui l’entoure.
La meilleure façon de visiter ces lieux est donc simple: observer, photographier et laisser chaque élément à sa place.
Comment visiter Turri et Capo Sperone en toute sécurité?
Turri et Capo Sperone présentent un caractère plus rocheux et sauvage que la plage de Coaquaddus et nécessitent davantage de prudence.
Les sentiers et les surfaces rocheuses peuvent être irréguliers. Il est conseillé de porter des chaussures adaptées, d’éviter de s’approcher inutilement du bord des falaises et d’évaluer le parcours avec prudence, notamment en présence de vent.
La même règle s’applique à la mer. Avant de pratiquer le snorkeling, de nager ou d’entrer dans l’eau depuis les zones rocheuses, il faut observer attentivement le vent, les vagues et les conditions de la mer. Une eau apparemment limpide et calme près de la côte ne garantit pas nécessairement l’absence de courants.
Avant de se rendre à Coaquaddus, il est conseillé de vérifier les services disponibles, les parkings, les éventuelles liaisons saisonnières ainsi que les conditions météorologiques et maritimes. Une fois sur place, quelques règles simples permettent de mieux profiter du territoire: emprunter les parcours existants, respecter les espaces protégés, ne pas prélever d’éléments naturels, préserver les sites archéologiques et aborder les falaises et la mer avec prudence. Ce sont des précautions simples, mais importantes.
Quel est le nom correct de la plage: Co’e Cuaddus ou Coaquaddus ?
Où se trouve Coaquaddus?
Coaquaddus est un vaste rivage sablonneux bordé par une mer aux tonalités bleues, turquoise et vertes, entouré de reliefs et de maquis méditerranéen. À certains endroits, de petits grains sombres liés à l’érosion des roches volcaniques apparaissent dans le sable.
Sur les côtés de la baie, les roches contribuent à rendre le paysage particulièrement intéressant également du point de vue géologique.
Les fonds marins sont principalement sablonneux et restent peu profonds sur plusieurs mètres depuis le rivage. L’entrée dans l’eau est donc généralement progressive. Les conditions de la mer peuvent toutefois changer: le vent, les vagues et les courants doivent toujours être évalués avant la baignade.
Coaquaddus est-elle adaptée aux familles avec enfants?
Coaquaddus est-elle une plage aménagée?
Oui. À Co’e Cuaddus, on trouve une plage libre ainsi que plusieurs services balnéaires. Les sources officielles indiquent la présence d’un parking, de kiosques, de points de restauration, d’un établissement balnéaire et de passerelles d’accès. Les ouvertures, les liaisons, les parkings et la disponibilité des services peuvent varier selon la saison. Avant la visite, il est donc conseillé de consulter la commune ou Visit Sant’Antioco.
Peut-on faire du snorkeling à Coaquaddus?
Peut-on explorer Coaquaddus en canoë ou en SUP?
Oui. Le canoë et la planche à pagaie (SUP) permettent d’observer depuis la mer la configuration particulière de la baie. Vers le nord, on observe des falaises calcaires plus claires, tandis qu’en progressant vers le sud, des roches volcaniques plus sombres deviennent évidentes. Les excursions doivent être pratiquées uniquement lorsque la mer et le vent sont favorables.
Que voir près de Coaquaddus ?
Près de Coaquaddus, il est possible de visiter Serra is Tres Portus, Turri, Torre Canai et Capo Sperone. Dans l’arrière-pays se trouvent également le complexe nuragique de Grutti ’e Acqua et la tombe des géants de Su Niu ’e su Crobu*. Dans un territoire relativement compact, il est possible d’alterner mer, nature, géologie, archéologie et histoire.*
Peut-on aller de Coaquaddus à Turri à pied?
Oui. Il est possible de rejoindre Turri à pied depuis la zone de Co’e Cuaddus. En progressant vers le sud, la grande plage laisse progressivement place à de petites criques, à des falaises volcaniques et au maquis méditerranéen. Il est conseillé d’emprunter les parcours existants et de porter des chaussures adaptées.
Pourquoi les roches de Coaquaddus ont-elles des couleurs différentes ?
Le long de Coaquaddus, des roches d’origines différentes affleurent. Au nord, des formations calcaires claires sont particulièrement visibles; vers le sud, apparaissent en revanche des roches volcaniques plus sombres. Cette proximité permet d’observer, même sans être géologue, deux aspects très différents de la longue histoire naturelle de l’île de Sant’Antioco.
Serra is Tres Portus est une zone naturelle protégée du réseau Natura 2000 située entre Maladroxia et Co’e Cuaddus. Elle s’étend sur environ 260 hectares et est traversée par un parcours naturaliste accessible à pied ou à vélo. Le maquis méditerranéen, les roches, les témoignages archéologiques et les panoramas sur le golfe de Palmas font de Serra is Tres Portus l’une des principales excursions naturelles à proximité de Coaquaddus.
Turri est un secteur côtier caractérisé par de petites criques, des roches volcaniques, le maquis méditerranéen et une mer transparente. Au-dessus du promontoire de Su Moru se dresse Torre Canai*, construite en 1757 pour surveiller le golfe de Palmas. C’est une prolongation naturelle de la visite de Coaquaddus pour ceux qui souhaitent découvrir une côte plus rocheuse et moins aménagée.
Capo Sperone est l’extrémité méridionale de l’île de Sant’Antioco et l’un de ses paysages les plus escarpés et les plus naturels. La zone protégée se caractérise par un terrain rocheux, le maquis méditerranéen, des falaises et de vastes panoramas sur le golfe de Palmas. Au sommet du promontoire se trouve également l’ancienne station de signalisation de Capo Sperone, connue sous le nom d’ancien sémaphore, témoignage important de l’histoire des communications maritimes et de la surveillance côtière.
Quels sites archéologiques trouve-t-on près de Coaquaddus?
Grutti ’e Acqua et Su Niu ’e su Crobu sont deux des principaux témoignages nuragiques à découvrir dans la partie méridionale de Sant’Antioco. Le complexe de Grutti ’e Acqua comprend des nuraghes, des vestiges de cabanes, des structures destinées à la gestion de l’eau et un espace sacré. À peu de distance se trouve la tombe des géants de Su Niu ’e su Crobu*, important monument funéraire collectif. Les deux sites permettent d’ajouter une dimension archéologique à un itinéraire commencé sur les plages.*
Une journée permet de visiter Coaquaddus, Turri et Torre Canai; avec deux jours, il est possible d’ajouter Capo Sperone et une première découverte des sites nuragiques de l’arrière-pays. Avec trois jours ou plus, il est également possible d’explorer plus tranquillement Maladroxia, Serra is Tres Portus et le centre de Sant’Antioco*, en alternant plages, nature et patrimoine archéologique.
Où dormir pour visiter Coaquaddus, Sant’Antioco et le Sulcis Iglesiente?
Pour ceux qui souhaitent visiter Sant’Antioco et l’alterner avec d’autres destinations du Sulcis Iglesiente, Carbonia peut constituer une base pratique pour organiser différents itinéraires sans changer constamment d’hébergement. La Pintadera Sarda, à Carbonia propose un appartement depuis lequel organiser des journées vers Coaquaddus et Sant’Antioco et, les jours suivants, des excursions vers les autres localités du sud-ouest de la Sardaigne. Pour ceux qui recherchent une base pour visiter le Sulcis Iglesiente et un appartement pour visiter Sant’Antioco et Iglesias*, son emplacement permet de construire le séjour au jour le jour, en alternant mer, nature, archéologie et découverte du territoire.





